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- L'Ail des Ours, une star du Printemps
Chaque printemps, il attire les regards et les paniers. L’ Ail des Ours est devenu la star des sous-bois en partie grâce aux réseaux sociaux. Pourquoi ? Car il est disponible sur un laps de temps très court dans la nature, ce qui le rend désirable et que sa présence indique un sol riche et préservé. Savoureux, médicinal, facile à cuisiner… il a tout pour plaire. Dans cet article je vous en dis plus sur cette super plante et surtout mes conseils pour en profiter de manière responsable . Un peu de botanique L’Ail des Ours ( Allium ursinum ) est une plante vivace bulbeuse de la famille des Amaryllidacées (autrefois classé dans la famille des alliacées) On le rencontre dès mars-avril dans les sous-bois frais et ombragés , où il forme parfois de vastes tapis verts. Il se situe dans toute la France métropolitaine et Corse, mais est absent de la plaine méditerranéenne. Il est particulièrement abondant en Alsace et plus généralement dans le Grand-Est. Pour le reconnaître : Feuille longue, ovale et lancéolée d'un vert franc Nervures parallèles. Revers de la feuille plutôt mat. Odeur d’ail nette lorsqu’on froisse une feuille (à vérifier individuellement). Floraison en avril-mai : ombelles blanches étoilées. Ail des Ours en fleur Il pousse dans des forêts feuillues fraîches , sur sols riches, légèrement argileux. C’est une plante bio-indicatrice de sols vivants, équilibrés et peu perturbés. Là où l'Ail des Ours est abondant, le milieu est généralement préservé. 🌿Pourquoi le nom...des Ours ? Son nom latin Allium ursinum vient de ursus , l’ours. Selon une tradition européenne très répandue, les ours sortant d’hibernation iraient en consommer pour se purger et remettre leur organisme en route au printemps. Un ours en forêt 🌿 Propriétés médicinales de l'Ail des Ours Comme les autres ails, il est riche en composés soufrés utiles pour détoxifier l’organisme après l’hiver et aussi en vitamine C. En herboristerie, on utilisera la plante plutôt fraîche car la feuille séchée perd ses principes actifs. Quant au bulbe, il était utilisé par les anciens mais son usage est un peu tombé dans l'oubli. Il reste cependant comestible ainsi que les fruits. Traditionnellement, on l’utilise pour : Soutenir la circulation sanguine et le système cardiovasculaire Soulager les troubles digestifs Stimuler en douceur le foie Action vermifuge (oxyurose) Apporter un effet “ coup de fouet ” de printemps Il est à la fois tonique, dépuratif et légèrement antiseptique . Moins concentré que l’Ail cultivé, mais plus doux et plus facilement intégré dans l’alimentation quotidienne. Enfin, ses feuilles fraîches sont très appréciées pour leur goût unique, en pesto, dans une salade ou un fromage blanc. Et quid de l’Ail tout court ? Si l’on recherche principalement les propriétés médicinales , disons-le sans détour : l’ Ail cultivé ( Allium sativum ) fait parfaitement le job . Dans ce cas, c'est le bulbe qu'on utilisera. Il est même plus concentré en principes actifs, plus étudié scientifiquement, disponible toute l’année, facile à cultiver… et ne met aucune pression sur un écosystème forestier. Bulbes d'Ail cultivé Autrement dit, on peut aimer l’Ail des ours pour sa saveur et le plaisir de la cueillette, mais pour un usage thérapeutique ciblé , l’Ail de cuisine est souvent une option plus simple et plus cohérente. ⚠️ Les risques de confusion Attention, chaque année, des intoxications graves surviennent suite à des confusions lors des cueillettes qui concernent : Le Muguet ( Convallaria majalis ) Le Colchique d'automne ( Colchicum autumnale ) L'Arum tacheté ( Arum maculatum) Toutes trois sont toxiques. Les erreurs surviennent parce que ces 2 plantes poussent souvent à proximité voire au milieu de l'Ail des Ours. En mars, aucune de ces plantes n'est encore en fleurs, le risque de confusion est donc plus grand. Si l'on se fie uniquement à l'odeur d'Ail, elle est partout donc difficile de distinguer une feuille qui sent d'une autre. Muguet (reconnaissable en fleurs, mais attention à la ressemblance des feuilles) Colchique d'Automne Crédit Photo Tela Botanica Feuille d'Arum tacheté Crédit Photo : Tela Botanica Il est important de bien identifier chaque feuille récoltée et de laisser de côté en cas de doute. Une ressource en tension par endroits Si l’Ail des Ours peut être abondant localement… il n'est pas inépuisable . Depuis plusieurs années, certains spots sont régulièrement dévalisés et ne peuvent plus se renouveler lorsque les bulbes sont arrachés. Les zones les plus touchés sont celles qui sont à proximité des villes. Or, c’est une plante forestière lente à s’installer, son bulbe met du temps à se développer. Arracher, piétiner, prélever excessivement fragilise durablement les populations. Et lorsqu’on appauvrit ces tapis, c'est tout un écosystème qu'on déséquilibre. 🌿 Les règles de cueillette responsable Si vous voulez absolument réaliser votre cueillette, voici les règles à respecter (valables d'ailleurs pour toutes les plantes) Être certain de l’identification à 200 % Cueillir loin des routes et zones polluées. Ne jamais arracher le bulbe. Prélever feuille par feuille. Ne jamais prélever si la plante est unique Cueillir une poignée de plante par personne (si la plante est en quantité suffisante) Éviter les stations fragiles ou peu fournies. Respecter la réglementation locale (vérifier que la cueillette est autorisée sur le site de sa Mairie, ou sur le site de l'Office National des Forêts) 🌿 En conclusion L’ Ail des Ours est une plante magnifique, utile et profondément connotée à la force vitale du printemps. Pour en profiter chaque année, apprenez à l'observer, à le sentir et à le prélever avec parcimonie. Découvrez en boutique le Miam de l'Ours à tartiner, composé de feuilles d'Ail des Ours, huile de tournesol et sel. Le Miam de L'Ours réalisé par Tania, productrice (L'Orée des Millefeuilles) Et voici MA recette de pesto à l'Ail des Ours frais : Ingrédients : 100 g de feuilles d’ail des ours (environ 2 belles poignées) 50 g de parmesan râpé 50 g de pignons de pin 10 cl d’huile d’olive Sel, poivre Préparation : Laver et sécher les feuilles d’ail des ours. Mixer avec les pignons et le parmesan. Ajouter l’huile petit à petit jusqu’à obtenir une texture lisse. Goûter, rectifier, assaisonner et conserver au frais dans un bocal. Le pesto peut se conserver quelques jours au réfrigérateur et plusieurs semaines au congélateur. Il se déguste en apéritif ou servi sur des pâtes. Marion
- Recette du vinaigre des 4 voleurs
Illustration : flacons spray Origine du vinaigre des quatre voleurs L'usage de vinaigres médicinaux remonte à l'Antiquité, où ils étaient utilisés comme assainissant à la manière de nos actuels désinfectants. On pourrait dire qu'ils sont les ancêtres de notre gel hydroalcoolique ! La macération de plantes dans le vinaigre, contenant de l' acide acétique , permet d'extraire des propriétés médicinales des plantes, et aussi de les conserver. L'appellation dite des 4 voleurs fait référence à une légende populaire mentionnant 4 voleurs qui détroussaient les morts durant les épidémies de peste du XVIIe siècle. Lorsqu'ils furent arrêtés, on les interrogea pour comprendre pourquoi ils semblaient épargnés par la peste. Ils auraient été graciés en échange de la recette de leur fameux vinaigre. En 1748 , on trouve l'inscription officielle du vinaigre des 4 voleurs au Codex Medicamentarius seu Pharmacopoea Parisiensis (une édition de la Pharmacopée Française) sous le nom Acetum Prophylacticum, vulgo, Des Quatre Voleurs — littéralement vinaigre prophylactique, vulgairement dit des quatre voleurs. Plusieurs recettes à travers le temps Depuis le XVIIe siècle, de nombreuses déclinaisons ont vu le jour mais la plupart conservent des ingrédients clés , notamment l'Ail, la Lavande vraie, la Menthe poivrée, le Romarin, ou encore la Sauge officinale. Toutes ces plantes sont riches en huiles essentielles et en principes actifs aux propriétés antimicrobiennes . Pour la macération, on utilisera du vinaigre de cidre. On trouve plusieurs variantes dans le commerce ou sur Internet (parfois avec ajout du camphre). Je vous propose ici ma version inspirée de la version originelle . Ma recette du vinaigre des quatre voleurs Plantes et épices pour la préparation du Vinaigre des 4 voleurs Ingrédients* : Vinaigre de Cidre bio 0,5 l 10 g de Thym commun 10 g d'Armoise commune 10 g de Romarin 10 g de Sauge officinale 10 g de Menthe poivrée 10 g de Lavande vraie 10 g de Sarriette 1 bâton de Cannelle de Ceylan 1 g de Clou de Girofle (10 à 12 clous) 2-3 gousses d'ail épluchées 0,5 g de poivre noir en grains (facultatif) *Idéalement, choisissez des plantes bio. Matériel : Un flacon en verre 0,6 ml Une balance Bocal en verre Etape 1 : mélanger les ingrédients Verser les 500 ml de vinaigre de cidre dans le flacon en verre (propre). Ajouter tous les ingrédients (plantes et épices). Etape 2 : macération Refermer le flacon et le mettre dans un placard pendant 6 semaines. Les 7 premiers jours, remuer le contenu une à deux fois par jour. Etape 3 : filtrage Au bout de 6 semaines de macération, filtrer le vinaigre sur un tamis, ou presser dans un flacon à piston pour extraire tous les principes actifs. Transvaser le vinaigre dans le flacon. Macération des plantes dans le vinaigre de cidre. Pensez à étiqueter et dater la bouteille. Utilisations du vinaigre des quatre voleurs Point important, il convient d'utiliser le vinaigre toujours dilué avec de l'eau . Usage interne* (uniquement les recettes sans camphre ) Il est stimulant et tonifiant et intéressant en prévention d'infections virales. Diluer une à deux cuillères à café dans un verre d'eau et après le repas du matin/midi. *Usage ponctuel réservé à l'adulte et déconseillé aux femmes enceintes. En gargarismes, en cas de maux de gorge ou de bouche Usage externe Sur de l'eczéma : diluer un volume de vinaigre pour 4 volumes d'eau. Il diminue les démangeaisons et désinfecte. Eviter sur les plaies ouvertes. Rinçage des cheveux : utiliser le vinaigre dilué en dernière eau de rinçage pour apporter brillance et refermer les écailles de vos cheveux. Il est aussi antipelliculaire, et répulsif contre les poux, puces (pour les animaux). En friction sur le corps : après une randonnée, du sport intense, en cas de douleurs et de courbatures. Diluer à raison d'un volume pour 3 d'eau, imbiber un linge propre et frictionner les zones concernées. Pour la maison Utiliser le vinaigre des 4 voleurs comme nettoyant de surfaces (cuisine, plan de travail, parquet vitrifié). Le vinaigre peut se conserver plusieurs années. Alors, prêt à vous lancer ? Quelle sera votre recette ?
- Mes 5 astuces pour bien (di)gérer les excès de fêtes
Décembre est certainement LE mois des excès, car même avec les meilleures intentions, difficile de résister aux pots de fin d'année au bureau, à la boîte de chocolats offerte par des proches, et bien-sûr aux repas de fêtes, plus ou moins arrosés. Truffes en chocolat Pour éviter les inconforts digestifs et prendre soin de son corps tout en profitant des festivités, voici mes 5 astuces naturelles d’herboriste à adopter avant, pendant, et après les repas de Noël. Astuce 1 : Préparer son corps avec du charbon actif Quand ? : Avant les gros repas. Pourquoi ? : Le charbon actif aide à réduire les ballonnements et à limiter l’absorption de toxines. Il agit comme un filtre naturel pour soutenir le système digestif. Comment faire ? : Prenez une gélule ou une cuillère à café de charbon actif en poudre dans un verre d’eau environ 30 minutes avant le repas principal. Attention à espacer de 3 heures la prise de médicaments pour éviter d’en réduire l’efficacité. Astuce 2 : Activer la digestion avec des plantes amères Quand ? : Juste avant de commencer le repas. Pourquoi ? : Les plantes amères, comme l'Artichaut, le Pissenlit ou l’1ngélique en racine, stimulent la production de bile et préparent le foie à digérer les graisses. Comment faire ? : Choisissez une amère en tisane, en extrait hydroalcoolique ou en gélule environ 10 minutes avant de passer à table. Astuce 3 : Apaiser son estomac avec une infusion après repas Quand ? : Après le repas. Pourquoi ? : Une infusion chaude facilite la digestion, réduit les sensations de lourdeur et évite les ballonnements. Les plantes comme la Menthe poivrée, le Fenouil ou la Mélisse sont idéales pour calmer l’estomac. Vous pouvez aussi opter pour la tisane de Noël :) Comment faire ? : Préparez une infusion avec une cuillère à soupe de plantes séchées (ou un sachet) dans une tasse d’eau chaude. Laissez infuser 10 minutes et dégustez doucement. Astuce 4 : Booster l’élimination avec une cure détox Quand ? : Après les fêtes, sur une période de 7 à 10 jours. Pourquoi ? : Une cure détox aide le foie et les reins à éliminer les excès accumulés pendant les repas festifs. Des plantes comme le Chardon-Marie, le Bouleau ou le Romarin sont particulièrement bénéfiques et agiront en douceur. Comment faire ? : Le Chardon-Marie se prend soit en extrait hydroalcoolique soit en gélules pour une efficacité optimale. Quant au bouleau et au Romarin, si l'infusion est intéressante, l'action du bourgeon sera plus puissante. Astuce 5 : Soulager les petits désordres digestifs avec des huiles essentielles ou les hydrolats Quand ? : En cas de crise ou de sensation de lourdeur. Pourquoi ? : Certaines huiles essentielles, comme la Menthe poivrée ou l'essence de Citron, sont très efficaces pour apaiser les crampes et les ballonnements. Comment faire ? : Diluez une goutte d’huile essentielle de Menthe poivrée ou de Citron dans une cuillère à café d’huile végétale et massez doucement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Vous pouvez également prendre une goutte sous la langue (avec précaution et avis professionnel). L'utilisation des huiles essentielles est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 6 ans. En revanche, la plupart des hydrolats sont sans danger, versez 3 cuillères à soupe d'hydrolat de Menthe poivrée dans un litre d'eau et buvez régulièrement. Conclusion Il existe encore une multitude d'astuces simples et naturelles pour profiter pleinement des fêtes et en limitant les troubles digestifs. N'hésitez pas à partager les vôtres ou à me contacter si vous en voulez d'autres. Marion
- Tisane, bourgeons, extraits, gélules, comment choisir ?
Le choix en plantes médicinales est très vaste. Il existe aussi un vaste choix de formes ou de préparations . Lorsque je conseille en boutique, je constate que certains clients sont parfois décontenancés devant la multitude de formes de plantes. Alors j'ai mis au point un guide simplifié pour vous aider à comprendre en un coup d'œil les différences entre les formes galéniques les plus courantes. C'est quoi une forme galénique ? Le terme "galénique" provient du célèbre médecin et philosophe grec Galien , également connu sous le nom de Galien de Pergame, qui vécut au 2ème siècle après J.-C. Ses travaux ont influencé la médecine et la pharmacie pendant des siècles, jusqu'à nos jours. Lorsqu'on parle de "forme galénique", on désigne la façon dont les plantes ou les principes actifs sont mélangés et préparés pour être administrés. Exemple : une pommade au Calendula. Dans cet exemple, le Calendula est la plante contenant les principes actifs. La pommade est la forme galénique qui sert de support. Ainsi, le terme "galénique" est utilisé pour désigner tout ce qui concerne la formulation, la préparation et l'administration des médicaments ou de compléments alimentaires. Pourquoi en faire plusieurs ? Pour plusieurs raisons. On imagine assez bien qu'une prise de gélules est plus "pratique" qu'une infusion mais il est aussi question de concentration . L'infusion est globalement la forme la plus douce ou légère (tout dépend des plantes et des dosages utilisés mais vous avez compris l'idée). Alors que des comprimés ou des extraits hydroalcooliques seront plus dosés et plutôt indiqués lors d'une phase aiguë. Ensuite il y a les goûts, certains ne veulent que des infusions, d'autres que des gélules. Pourquoi voit-on souvent de l'alcool dans les préparations ? L'alcool constitue un solvant très puissant qui permet d'e xtraire plus de principes actifs que l'eau. Une alcoolature de plante sera donc plus concentrée en principes actifs qu'une infusion. L'alcool permet aussi de fixer la préparation qui pourra se conserver pendant plusieurs mois voire plusieurs années, contrairement à une infusion, qui se conservera 24h00 et sera beaucoup moins stable. On retrouvera de l'alcool dans les teintures-mères et les extraits de bourgeons (gemmothérapie). Selon les fabricants et les recettes, le pourcentage d'alcool pourra varier généralement entre 19 et 30%. Si on prend 1 ml soit 20 à 30 gouttes d'un extrait alcoolique à 30% de volume d'alcool, cela représente environ 0,45 millilitre d'alcool ingéré. A titre de comparaison, une bière qui contiendrait 1% d'alcool contiendrait environ 3,3 millilitres d'alcool pour 33 cl. Bien que ces calculs soient approximatifs, l'objectif de l'exercice est de montrer que la quantité d'alcool ingérée lorsqu'on prend des teintures-mères ou des bourgeons est très modérée, et négligeable en termes d'effets sur l'organisme. Toutefois, des précautions sont à prendre pour les personnes souffrant d'addictions ou en cours de sevrage alcoolique. Si le goût peut gêner certain.es, une astuce consiste à diluer les gouttes dans un fond d'eau tiède et de faire tourner le mélange afin que l'alcool s'évapore. La consommation d'alcool reste déconseillée aux femmes enceintes et/ou allaitantes. Guide des formes galéniques J'ai préparé un guide simplifié sous forme de tableau des principales formes galéniques rencontrées. Attention c'est un tableau générique et chaque plante peut avoir des particularités et des précautions d'utilisation. Certaines formes sont cliquables et renvoient à des fiches détaillées accessibles sur mon site. Télécharger le guide gratuitement ici : Quelle forme galénique choisir ? Si certains sont inconditionnels des infusions, d'autres des gélules, il peut parfois être complexe de faire à choix. Voici les questions à se poser : 1/ Quel est mon besoin ? 2/ S'agit-il d'un problème ponctuel ? chronique ? 3 /Suis-je en phase aiguë ? 4/ Quelles sont les manifestations sur lesquelles je veux agir en priorité ? 5/ Est-ce que la cause est identifiée ? Ensuite, il faut procéder par élimination successive, par exemple : 1/Je n’aime pas les tisanes 2/ Je prends un traitement médicamenteux (selon le cas, on éliminera d'office certaines plantes et/ou formes galéniques) 3/ Je suis enceinte (pas d'huile essentielle) ... J'espère que cela vous aidera à y voir plus clair. Sachez que je suis disponible en boutique pour vous aiguiller et vous conseiller. A bientôt. Marion
- Sortir de la boucle mentale : la force de l'alliance entre la thérapie et les plantes
Article co-écrit par : Tillia Benoliel Thérapeute Intégrative Marion Blandin Phytothérapeute Résumé : Les pensées ruminantes, ces boucles mentales qui tournent en continu, peuvent épuiser notre énergie et troubler notre équilibre intérieur. Elles ne sont ni une fatalité ni un signe de faiblesse : en combinant la parole thérapeutique et la phytothérapie , il est possible de les apaiser. L’écoute et l’ accompagnement psychologique permettent de comprendre et déjouer les schémas mentaux, tandis que les plantes soutiennent le corps et le système nerveux . Ensemble, elles ouvrent un chemin vers plus de clarté, de sérénité et d’ancrage . Sommaire : Que sont les pensées ruminantes ? D'où viennent ces pensées ? L’approche thérapeutique : un travail sur les pensées, les émotions et le corps EMDR : désensibiliser les souvenirs douloureux Approches psychocorporelles : revenir dans le corps L’approche de la phytothérapie : soutenir le système nerveux avec les plantes Apaiser le mental Retrouver le sommeil Travailler sur les émotions Quand le corps parle : la somatisation Huiles essentielles : des ancres sensorielles puissantes Conclusion Il arrive à chacun d’entre nous de ressasser, de tourner en boucle sur une conversation, une situation passée, une erreur, une crainte ou une projection. Mais parfois, ce flux mental se transforme en bourdonnement permanent , une spirale de pensées qui colonise l’attention , grignote le sommeil , alimente l’anxiété et empêche de profiter du moment présent. Ces pensées, que l’on appelle ruminantes , peuvent devenir envahissantes et fortement perturbatrices dans la vie quotidienne. Il est fondamental de rappeler que ruminer n’est pas le signe que vous n’êtes pas normal, ni que vous avez automatiquement une pathologie : c’est un fonctionnement mental courant, humain, souvent lié à une surcharge émotionnelle ou à une difficulté à lâcher le contrôle. Bien entendu, il y a des degrés et si vous vivez des ruminations très fortes, permanentes et/ou envahissantes au point de ne plus pouvoir fonctionner dans votre vie , nous vous recommandons de consulter un professionnel de santé (médecin psychiatre, médecin généraliste). L’approche thérapeutique comme l’approche en phytothérapie ne visent pas à "faire taire" les pensées à tout prix, mais à aider la personne à développer un rapport plus apaisé et autonome face à ses pensées, à construire des outils concrets pour ne plus se laisser envahir, à retrouver un vrai espace mental ou penser et non ruminer. Ce que l’une explore dans la parole, la mémoire du corps et le positionnement intérieur , l’autre le soutient dans les rythmes biologiques, les sensations et la régulation physiologique . Les deux approches se complètent et permettent d’ offrir un cadre de soin global , respectueux du rythme et des besoins de chacun. Dans cet article, Tillia Benoliel, Thérapeute Intégrative et Marion Blandin , Phytothérapeute , explorent ce sujet afin de vous partager des ressources , des pistes de réflexion pour vous aider à y voir plus clair, identifier si vous avez des pensées ruminantes et vous dire que oui c’est possible de sortir progressivement de ce mécanisme tenace. Que sont les pensées ruminantes ? Les pensées ruminantes sont des pensées automatiques, persistantes et répétitives, centrées sur un événement négatif passé ou sur une peur de l’avenir , sans qu’aucune solution ne semble se dessiner. On rumine une dispute, une erreur, un moment où l’on s’est senti jugé. Ou bien on anticipe sans fin un scénario catastrophe , un échec potentiel, une situation incontrôlable. Ces pensées se déclinent en plusieurs formes, ici quelques exemples : 🔸 "J’aurais dû me taire." Après une discussion au travail ou avec un proche par exemple, on rejoue la scène en boucle dans sa tête, en se disant qu’on a sûrement dit quelque chose de déplacé. On regrette, on se critique, on cherche ce qu’on aurait pu dire « mieux ». 🔸 "Je ressens quelque chose, mais je ne sais pas quoi." On se sent tendu·e, agité·e, mal dans sa peau… mais au lieu d’accueillir ces émotions, on les étouffe par des pensées en boucle. On essaie de tout analyser sans jamais vraiment se connecter à ce que l’on ressent profondément. 🔸 "Je crois que j’ai blessé quelqu’un." Après un échange banal ou une remarque anodine, on commence à douter, à culpabiliser. On se demande si l’autre ne l’a pas mal pris, et on rumine pendant des heures en imaginant les pires interprétations possibles. 🔸 "Même quand tout est fini, ça ne s’arrête pas dans ma tête." Un événement est passé, une réunion, un rendez-vous, une décision. Mais le mental continue à tourner comme si quelque chose était encore en jeu. On n’arrive pas à relâcher la pression, à passer à autre chose. 🔸 "Je me parle mal sans même m’en rendre compte." Dès qu’on doute, qu’on rate quelque chose ou qu’on se sent dépassé·e, une petite voix intérieure critique tout ce qu’on fait : "Tu n’y arrives jamais" , "Tu n’es pas à la hauteur" , "Tu devrais faire plus d’efforts" . Ces pensées reviennent sans cesse, même quand on a tout donné. D’où viennent ces pensées ? Les causes sont multifactorielles : anxiété chronique, perfectionnisme, traumas non traités, hyperactivité mentale ou encore pression sociale . Mais également un terrain génétique qui favorise l’apparition de symptômes ou encore l’épigénétique ainsi que les facteurs environnementaux. En somme, les causes peuvent être multiples et s’alimenter les unes les autres. Concrètement, ce que l’on observe souvent, c’est une incapacité à lâcher prise, souvent associée à des messages contraignants internes, souvent inconscients, hérités de notre éducation ou de nos expériences passées (comme " tu dois toujours mieux faire ", "tu ne dois pas échouer", " tu n’as pas le droit de te tromper "). L’approche thérapeutique : un travail sur les pensées, les émotions et le corps La psychothérapie propose une démarche globale, qui s’intéresse aux trois dimensions essentielles de l’expérience humaine : Les pensées (cognitions) Les émotions Le corps Ce travail en synergie permet d’identifier les mécanismes à l’œuvre , de comprendre comment ils se sont construits et de mettre en place des outils concrets pour agir sur le moment , lorsque la spirale mentale s’emballe. L’objectif thérapeutique est de travailler sur les causes racines et les symptômes présents pour changer durablement notre mode de fonctionnement contre-productif vers un état d’être au quotidien serein et bénéfique . Analyse Transactionnelle : identifier les schémas automatiques L’ Analyse Transactionnelle (AT) est une approche précieuse pour décrypter les schémas de pensée et de comportement qui se rejouent de manière automatique , en particulier dans les ruminations. Elle permet d’identifier nos mécanismes internes qui alimentent le doute , la culpabilité ou la peur de l’échec souvent hérités de l’environnement dans lequel nous nous sommes construits et des expériences marquantes et/ou répétitives que nous avons vécues. L’Analyse Transactionnelle permet donc de travailler sur nos éléments déclencheurs qui réactivent la boucle mentale en situation de stress et qui réalimente entre autres des comportements d’ hypervigilance relationnelle , l’auto-jugement, la peur constante de mal faire, de décevoir ou d’être rejeté. Exemple pratique : En séance, nous allons utiliser par exemple la carte des déclencheurs pour repérer les contextes ou interactions qui réactivent la boucle mentale. Cela va permettre de les identifier et de mieux comprendre ce qui les alimente pour construire des leviers d’action qui vont permettre de les désamorcer plus tôt . EMDR : désensibiliser les souvenirs douloureux L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une méthode thérapeutique qui utilise des stimulations bilatérales (mouvements oculaires, tapotements alternés) afin de désensibiliser émotionnellement les souvenirs douloureux et de rétablir une lecture plus apaisée de l’expérience vécue. Très efficace lorsque les ruminations sont ancrées dans des traumatismes, l’EMDR permet au cerveau de retraiter l’information, de la digérer et de réduire la charge émotionnelle associée. Approches psychocorporelles : revenir dans le corps Les techniques corporelles (respiration consciente, visualisation, relaxation, mouvement libre) permettent de ramener l’attention dans le corps, là où les pensées ont moins de pouvoir. En régulant le système nerveux, elles permettent de ralentir le rythme, d’interrompre la spirale mentale, et de restaurer une sensation de sécurité intérieure qui nous a parfois tant manquée. Exemple pratique : En séance, nous allons pratiquer ensemble un exercice qui combine la respiration consciente (lente, rythmée) avec un mouvement très lent et volontaire de la tête , à gauche puis à droite. L’exercice va agir directement sur le système nerveux autonome conduisant à créer une "cassure" dans la spirale des pensées et une réduction de la charge cognitive. 🌿 L’approche de la phytothérapie : soutenir le système nerveux avec les plantes En complémentarité de l’accompagnement thérapeutique, la phytothérapie propose des outils naturels pour réguler le stress , clarifier l’esprit et soutenir les fonctions corporelles affectées par la rumination . En phytothérapie, nous avons la chance de pouvoir accompagner à la fois les plans mental, émotionnel et corporel, où le stress s’inscrit partout à la fois. Voici quelques exemples de plantes à intégrer, en complément d’un accompagnement pour favoriser le lâcher-prise mental, réguler le système nerveux , et soutenir le corps dans ses manifestations somatiques. 🧘🏼♂️Apaiser le mental Lorsque les idées obsessionnelles s’installent, l’esprit semble ne plus pouvoir se mettre sur pause. Les plantes que l’on appelle adaptogènes ou régulatrices nerveuses sont idéales pour soutenir ces phases. Parmi elles : 🔸 Le Basilic sacré ( Ocimum sanctum – Tulsi) - Pour lâcher prise Plante adaptogène précieuse issue de l’ Ayurveda , le Basilic sacré agit à la fois sur le mental hyperactif et la fatigue sous-jacente. Il aide à clarifier l’esprit, réduire l’agitation mentale, tout en renforçant le système immunitaire. En tisane ou en extrait alcoolique, c’est une alliée du quotidien pour " se poser ". 🔸 L’Ashwagandha ( Withania somnifera ) - La régulatrice Autre grande adaptogène, elle est particulièrement indiquée lorsque le stress entraîne épuisement nerveux , sommeil perturbé et ruminations nocturnes . Elle aide à calmer l’axe cerveau-surrénales et soutient en douceur l’ancrage. A prendre de préférence le soir, voire le matin si ruminations en journée avec angoisse. Le rituel : 20 gouttes d’extrait alcoolique d’Ashwagandha ou 1 à 2 gélules le soir à partir de 18h00, pour un sommeil apaisé . En cas de troubles de l’humeur, faire de même le matin. Précautions : déconseillé en cas d’hyperthyroïdie ou en cas de grossesse Retrouver le sommeil 🔸Le Pavot de Californie ( Eschscholzia californica ) - Arrêter le “petit vélo dans la tête” Son extrait hydroalcoolique agit en douceur, sans effet d’accoutumance, en favorisant l’endormissement et en apaisant les ruminations du soir . C’est un soutien intéressant pour ceux qui ont du mal à débrancher ou à retrouver un sommeil profond. Le rituel : 15-20 gouttes dans une infusion ou un peu d’eau 1 heure avant le coucher. 🔸Le Lotier corniculé ( Lotus corniculatus )- Le somnifère végétal Sans provoquer de sédation brutale, il offre un effet calmant profond sur le système nerveux, proche de celui de certains tranquillisants légers — mais sans accoutumance ni effet cotonneux au réveil. Le rituel : 15-20 gouttes dans une infusion ou un peu d’eau 15 minutes avant le coucher. Travailler sur les émotions 🔸 Le White Chestnut (ou Marronnier blanc) – Fleur de Bach Cet élixir est parfait pour les situations de crise émotionnelle ou de surcharge. Il n'agit pas sur la cause mais offre un temps de recentrage émotionnel quand tout semble trop. Le rituel : 3 gouttes sous la langue 3 fois par jour, cure conseillée de 3 semaines. Quand le corps parle : la somatisation Lorsque le stress devient chronique , il finit toujours par s’exprimer par le corps . Deux zones sont particulièrement sensibles : le système digestif et le système cardiovasculaire. 🔸 Le Figuier ( Ficus cariaca – bourgeon) - relier les 2 cerveaux Incontournable en gemmothérapie (bourgeons de plantes), le bourgeon de Figuier est un harmonisant nerveux et digestif. Il agit en profondeur sur les troubles liés à l’angoisse : nœud à l’estomac, spasmes, reflux, angoisses viscérales . Il est aussi excellent pour les troubles du sommeil d’origine émotionnelle. Le rituel : 20 gouttes matin et/ou soir pendant 3 semaines. A renouveler après une pause d’une semaine. 🔸 L’Aubépine ( Crataegus monogyna - bourgeon) - Plante du cœur Cette grande dame de l’herboristerie est surnommée la plante du cœur car elle calme les palpitations, oppression thoracique, la boule dans le thorax . Elle agit sur le plan nerveux et cardio-vasculaire. Elle est indiquée chez les personnes qui somatisent beaucoup au niveau cardiaque. Le rituel : 20 gouttes par jour + 5 gouttes sous la langue en cas de crise d’angoisse. Huiles essentielles : des ancres sensorielles puissantes En olfaction ou en massage, les huiles essentielles agissent rapidement sur l’humeur et le stress et peuvent apporter un soulagement rapide : 🌺 Ylang-Ylang ( Cananga odorata ) - Pour lâcher prise Sédative, enveloppante, elle ralentit le rythme cardiaque et calme l’hyperactivité mentale. Une ou deux gouttes sur un mouchoir en respiration profonde suffisent parfois à rompre le fil des pensées envahissantes. Le rituel : diffuser dans la chambre une goutte au moment du coucher ou diluer dans une huile végétale neutre et appliquer sur les poignets ou le plexus. 🍋 Verveine citronnée ( Lippia citriodora ) - Le cocon sécurisant instantané Merveilleuse pour les états de tension nerveuse couplés à une hypersensibilité émotionnelle . Elle apaise sans alourdir, et soutient aussi la digestion . À respirer ou à diluer dans une huile végétale pour massage du plexus. Précautions : les huiles essentielles sont à utiliser avec parcimonie, déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, aux femmes enceintes ou allaitantes. /!\ Les propositions ci-dessus ne sauraient se substituer à un avis médical. En cas de traitement médicamenteux ou de maladie chronique, consultez votre médecin. CONCLUSION Sortir des pensées ruminantes ne se fait ni en cherchant à faire le vide dans sa tête , ni en modifiant constamment son comportement pour répondre à ce que ces pensées exigent . C’est en apprenant à les observer autrement, sans s’y soumettre ni les fuir , que l’on retrouve progressivement plus d’autonomie. L’approche thérapeutique et l’approche en phytothérapie offrent deux portes d’entrée complémentaires pour agir à la fois sur les causes profondes et sur les symptômes immédiats . Elles donnent à chacun la possibilité de se sentir plus outillé, plus soutenu, et surtout, moins seul face à ses pensées . Vous souhaitez aller plus loin ? 🔸 Tillia Benloliel , consultations en psychothérapie : https://www.tilliabenoliel-emdr.fr/ 🔸 Marion Blandin , consultations en phytothérapie : https://www.kamomille.com/consultationphytothérapie Crédit images : Tillia Benoliel
- Recette de sirop de Pin pour la gorge
Sirop de bourgeons de Pin sylvestre Bronchite, pneumonie, rhumes, l'hiver et le froid mettent les bronches à rude épreuve. Si le Thym et l'Echinacée sont à l'honneur pour leurs actions antibactérienne et immunostimulante, il est tout aussi important de soulager les maux de gorge. La forme des sirops est particulièrement adaptée quand les douleurs de gorge sont intenses et gênent la déglutition. L'avantage est qu'ils se conservent bien et peuvent se boire purs, dilués dans de l'eau, ou même dans une infusion pour apporter un meilleur goût. Ne pas en abuser tout de même car le sirop est riche en sucre donc très calorique. Il faudra l'utiliser sur une courte période et avec modération. Et bien-sûr il sera déconseillé aux personnes diabétiques. Zoom sur le bourgeon de Pin sylvestre Je propose des bourgeons de Pin sylvestre en vrac dans ma boutique destinés aux infusions, et j'ai voulu tester une recette de sirop qui permette de joindre l'utile à l'agréable. Le bourgeon de Pin est utilisé en phytothérapie comme expectorant et mucolytique, c'est à dire qu'ils fluidifie les sécrétions bronchiques, mais aussi des parties hautes de l'arbre respiratoire, notamment en cas de sinusite ou rhinite. On peut utiliser les bourgeons en décoction (infusion longue de plus de 10 min) en interne ou en inhalation. On peut aussi procéder à une alcoolature, qui comme indiqué plus haut, permettra d'extraire les principes actifs. On peut encore utiliser huile essentielle de Pin sylvestre en diffusion, qui est souvent qualifiée de "bol d'air". De même pour l'hydrolat qui pourra se boire ou s'utiliser également en diffusion. Vous l'avez compris, c'est un incontournable de l'hiver. Après plusieurs recherches, j'ai trouvé une recette consensuelle et facile à réaliser. La recette Contrairement à d'autres sirops de plantes comme le sirop de Coquelicot ou d'Hibiscus (voir la recette dans mon article ), il faut passer par une étape d 'extraction alcoolique des principes actifs, car les bourgeons contiennent des résines qui empêchent l'eau d'extraire la totalité des principes actifs. L'alcool en revanche a cette capacité, et il sera évaporé lors de l'étape finale de la recette. Ingrédients : Bourgeons de Pin sylvestre secs : 30 g Rhum à 55 ° (minimum) ou eau de vie : 30 ml 280 ml d'eau Sucre en poudre Matériel : Une casserole Une balance Un bocal ou flacon refermable (en verre de préférence) Etape 1 : alcoolature Placer les bourgeons dans un récipient, puis verser le rhum ou l'alcool, couvrir, bien mélanger et laisser macérer 24h00 en remuant de temps en temps pour que l'alcool imbibe bien tous les bourgeons. Si vous souhaitez éviter l'étape 1, vous pouvez passer les bourgeons de Pin au mixeur et passer directement à l'étape 2. Etape 2 : décoction Porter les 280 ml d'eau à ébullition et la verser sur les bourgeons. Laisser macérer pendant au moins 6 heures à découvert. Etape 3 : filtrage Après les heures de macération dans l'eau, filtrer la préparation. Bien presser les bourgeons pour extraire les principes actifs. Etape 4 : sirop Peser la quantité de préparation obtenue après filtrage puis peser le même poids en sucre. Si vous obteniez 20 cl de préparation prenez 200 g de sucre. Je précise qu'il est préférable d'utiliser du sucre blanc qui aura un pouvoir d'extraction plus important que tous les autres. Faire chauffer la préparation dans une casserole. A l'ébullition ajouter le sucre et remuer jusqu'à obtention d'un sirop. Cela prend environ 10 à 15 mn. Couper le feu et verser immédiatement dans un flacon stérilisé, le fermer et le retourner. Après refroidissement, le sirop est prêt. Il faudra le conserver au frigo après ouverture et le consommer dans les 3 mois. Après avoir testé j'ai trouvé le goût très prononcé, résineux c'est pourquoi je conseillerais de d'abord tester avec une cuillère à café, dans un yaourt ou une infusion, ou de l'eau tiède (pour des enfants). A bientôt! Offre spéciale* : en novembre 2025, profitez de 15% de remise sur les bourgeons de Pin avec le code PIN25 à renseigner au moment du paiement sécurisé. *Offre valable du 1er au 30 novembre 2025 pour toute commande passée sur le site internet www.kamomille.com . Non cumulable avec d'autres offres éventuelles. Prochaine expérience de sirop avec de la menthe poivrée...à bientôt !
- Recette du baume de Consoude
Si vous avez de la Consoude au jardin ou près de chez vous, c'est le moment de récolter les racines et de préparer votre baume. Baume de Consoude mis en pot Le baume de Consoude est très utile pour soulager les douleurs musculaires ou articulaires liées à l'arthrose. Il est aussi intéressant pour les personnes sujettes à l'eczéma. Voici une recette simple à réaliser chez soi, le plus fastidieux étant la récolte de racines et la macération dans l'huile. Ingrédients pour environ 150 ml de baume de Consoude 150 g de racine de Consoude ( Symphytum officinale ) 170 mL d’huile d’olive bio de préférence 0,5 mL de vitamine E En option : 10 gouttes huile essentielle de Pamplemousse ou de Lavande aspic pour le parfum Bien nettoyer les racines à l’eau à l’aide d’une petite brosse Sécher avec un torchon propre Couper les racines en petits tronçons Mettre dans un récipient en verre et ajouter l’huile d’olive Chauffer au bain-marie pendant 1 heure à feu moyen Filtrer la préparation à l’aide d’un tamis fin (étamine ou filtre à thé par exemple) Remettre le macérat obtenu au bain-marie avec la cire d’abeille Lorsque la cire est fondue, mélanger au fouet et laisser refroidir Une fois refroidi à 39 degrés, ajouter 15 à 20 gouttes de vitamine E et 10 gouttes d’huile essentielle de votre choix Mettre en pots avant que le cire solidifie Laisser reposer dans un endroit frais et sec pendant 24h00 Votre baume est prêt à l'emploi. Si vous êtes pressé ou que vous n'avez pas de Consoude sous la main, vous pouvez aussi sauter toute la partie de cueillette et de préparation du macérat et faire fondre un macérat huileux de Consoude tout prêt avec de la cire d'abeille. A bientôt. Retrouvez la rubrique Articulations
- Conserver et recycler les huiles essentielles
Si vous êtes comme moi, vous avez certainement constitué votre trousse des huiles essentielles indispensables pour les maux du quotidien. Flacons d'huiles essentielles Par exemple, l'huile essentielle de Lavande fine dont on verse quelques gouttes dans nos armoires pour désodoriser le linge, celle de Cèdre de l'Atlas pour repousser les mites, celle d'Arnica ou d'Hélichryse italienne pour les bleus et contusions, bref la liste est longue. Au fil du temps vous accumulez les huiles essentielles, c'est normal. En général, elles se conservent longtemps (sauf les huiles essentielles des agrumes, comme le Citron) à condition de respecter quelques précautions. Tout d'abord, il faut vérifier la date de péremption indiquée sur le flacon. Ensuite voici quelques règles pour prolonger leur durée de vie : Le stockage Les huiles essentielles craignent la lumière (du soleil) et la chaleur, donc le mieux est de les placer dans un endroit fermé et à température la plus stable possible. Un placard est tout à fait indiqué. Bien refermer les flacons Autre élément important, bien refermer les flacons après utilisations pour que les principes actifs ne s'évaporent pas Ne pas toucher le compte-goutte Les flacons doivent rester propres, évitez de les toucher avec vos doigts ou de les tremper dans une huile ou de les appliquer directement sur la peau. Contrôler soi-même Votre flacon occupe le placard depuis longtemps ou la date limite est dépassée ? Ouvrez-le et sentez l'huile essentielle. Si l'odeur et/ou l'aspect sont modifiés, c'est que le produit est altéré, si l'odeur est normale, alors vous pouvez l'utiliser. Où jeter les huiles essentielles ? Normalement, les huiles essentielles doivent être déposées en déchèterie, tout comme les peintures et même les vernis à ongles ! Il est formellement déconseillé de les vider dans les WC ou dans vos poubelles. Pour ma part, j'ai trouvé une alternative : je les remets avec mes médicaments périmés à mon pharmacien de quartier.
- Conserver et recycler des plantes sèches
Lorsqu'on achète des plantes sèches à l'unité ou en mélange, il arrive qu'on entame un ou plusieurs sachets sans les terminer. On se retrouve alors avec des plantes sans savoir qu'en faire. Voici plusieurs informations et idées. Les plantes sèches se conservent très longtemps En général, on considère que la date optimale d'utilisation se situe entre 18 mois et 2 ans. Au delà, la plante sera moins jolie, possiblement réduite en poudre, et aura perdu son odeur et certainement un peu de son efficacité. Mais elle sera toujours consommable. Il faut juste écouter son bon sens, si la plante a un aspect modifié, des moisissures, une odeur de rance, il faut la jeter. Au-secours, il y a des bêtes !! Il peut arriver de tomber sur des insectes. Eh oui, les plantes sont un produit vivant et les insectes les apprécient, d'autant plus lorsqu'elles sont bio. Si vous découvrez des insectes (mites alimentaires, charançons), placez votre sachet dans un bocal hermétique et mettez-le au réfrigérateur pendant 2 ou 3 jours. Puis, sortez le sachet et passez la plante sur un tamis pour enlever les insectes. Faire soi-même son mélange pour tisane Si les plantes sont encore consommables, essayez de composer vous-même votre mélange, cela vous permettra de découvrir de nouvelles infusions. Il existe des duos qui fonctionnent bien comme Hibiscus - Romarin, ou Verveine-Menthe ou encore Achillée millefeuille-Framboisier... Versez 3 à 5 plantes dans un saladier, mélangez et remplissez un ou plusieurs sachets avec le mélange obtenu. Notez ce que vous avez mélangé et la date pour vous en souvenir. Evidemment, il y a des plantes qui vont mieux ensemble que d'autres. Sachez aussi que si vous avez des plantes amères comme la gentiane, ou la racine d'Angélique, il faut les doser en moindre quantité. Il y a aussi des plantes de goût neutre, comme la Prêle ou l'Ortie. Dans ce cas, il faut dans l'idéal ajouter une plante un peu aromatique pour donner un bon goût à votre tisane (menthe, camomille, tilleul, romarin...) Découvrir ma sélection de plantes sèches en ligne. La macération alcoolique S'il vous reste des graines, des racines dont vous ne savez pas quoi faire, ou que tout simplement vous n'aimez pas en tisane, vous pouvez fabriquer votre "teinture-mère". Pour cela, vous aurez besoin d'un alcool le plus fort possible (attention, jamais d'alcool modifié acheté en pharmacie). Prenez par exemple un rhum ou un cognac. Il faut minimum 45% d'alcool. Comptez 1 part de plante sèche pour 5 volumes d'alcool. Donc pour 5 g de plante il faudra ajouter 25 ml d'alcool. Déposer la plante sèche dans un bocal qui se ferme hermétiquement Verser le volume d'alcool calculé Fermer hermétiquement et vérifier que la plante n'est pas au contact de l'air (lorsqu'elle remonte par flottaison) Conserver au moins 3 semaines dans un endroit frais et sec (dans l'idéal remuer le mélange 30 secondes les 5 premiers jours) Au bout de 3 semaines ou plus, filtrer et exprimer, jeter les parties de plantes et transvaser dans un flacon codigouttes. Pour ma part, j'ai déjà réalisé cette recette avec des feuilles de Romarin, de la racine de Pissenlit, de Bardane, d'Angélique et d'Aschwagandha. Les sirops Autre technique de "recyclage", plutôt adaptée aux feuilles et pétales. Les sirops permettent aussi de bénéficier des propriétés d'une plante et sont plus appréciés des enfants. On peut les préparer avec du sucre ou du miel. Ils peuvent aussi se déguster pour le plaisir (attention quand même à l'apport de sucre) dans des yaourts ou fromages blancs. On privilégiera les sirops avec des pétales de Coquelicot, d'Hibiscus ou des feuilles de Menthe, de Verveine, d'Hysope ... Pour un sirop, la recette est très simple : Faire bouillir de l'eau et verser sur la plante - Compter 10 parts d'eau pour une part de plante sèche, donc pour 20g de plantes, compter 40 g d'eau soit 400 mL (dépend du type de plante et de son degré de sécheresse). Laisser infuser pendant 4 heures ou une nuit. Filtrer l'infusion à l'aide d'une étamine ou torchon propre Jeter les morceaux de plante Peser le liquide obtenu Prendre la même quantité de sucre et chauffer sucre+infusion à la casserole pendant 20 mn. Option miel : verser la même quantité de miel dans le liquide et mélanger (sans chauffer) Mettre en bouteille stérilisée et conserver au réfrigérateur. Indiquer la date de fabrication. Je mettrais prochainement les recettes détaillées du sirop de coquelicot et d'Hibiscus (photo) dans la catégorie "Recettes maison".
- Marronnier et Châtaignier : contre les troubles veineux et œdèmes des jambes
J'adore la crème de Marrons . Sa saveur douce et boisée me rappelle les desserts gourmands de l'enfance. Mais pour être exacte, je devrais plutôt dire la crème de Châtaignes . Car c'est bien avec de la Châtaigne qu'elle est préparée. le Marron, fruit du Marronnier d'Inde, n'a rien à voir avec la crème de Marrons ! Mais pourquoi alors parler de purée ou de crème de Marrons, ou encore de Marrons grillés ? Il s'agit en fait d'une variété de Châtaignes sélectionnée pour leur calibre, leur goût...et leur rentabilité. Ce qui entretient la confusion. Pourtant, les 2 fruits sont très différents et se distinguent plutôt facilement à l'œil nu. La Châtaigne, fruit du Châtaigner ( Castanea sativa ), est logée dans une bogue parsemée de piquants. Généralement il y a 3 châtaignes par bogue, et celles-ci ont une petite houppette , vestige de la fleur du Châtaignier. Bogue de Châtaignes Le Marron, quant à lui, est le fruit du Marronier d'Inde ( Aesculus hippocastanum ). Il se trouve lui aussi dans une bogue où il est généralement seul. Sa bogue ne possède pas ou peu de piquants. Le fruit ne possède pas non plus la petite houppette qu'on retrouve sur la Châtaigne. Mais surtout le Marron est toxique pour nous. Il contient des saponines et des hétérosides coumariniques , très irritants pour le tube digestif. L'ingérer cru peut donc entraîner des vomissements violents, et même atteindre le système nerveux. Bogue de Marron Maintenant que vous êtes incollables sur la différenciation des Châtaignes et des Marrons, voyons leur atouts médicinaux de plus près🔍. 🌱Le bourgeon de Châtaignier pour le drainage lymphatique Le fruit du Châtaignier possède surtout un intérêt nutritionnel , c'est pourquoi il est si apprécié sous toutes ses formes : grillé, en purée ou compote, en farine. La Châtaigne contient des glucides complexes, des fibres et minéraux, des vitamines du groupe B et est sans gluten. C'est un super aliment ! Toutefois la Châtaigne est plus calorique que les fruits classiques. Hormis son intérêt nutritionnel, la Châtaigne n'a pas particulièrement de vertus médicinales. Son bourgeon en revanche, aussi appelé macérat glycériné, stimule la circulation veineuse et lymphatique , diminue les œdèmes des membres inférieurs (cellulite, rétention d'eau). 🌱Le Marronnier pour les jambes, varices et hémorroïdes Le Marron est un fruit toxique car il contient des saponines et des hétérosides coumariniques, mais lorsqu'il est préparé en phytothérapie (gélules, teintures mères ou extraits titrés) , les graines sont débarrassées de leurs composants toxiques. Néanmoins la graine peut-être utilisée en décoction en usage externe pour application ou bain de siège en cas d 'hémorroïdes . Plus pratique, le bourgeon de Marronnier d'Inde , lui peut-être utilisé en interne, et sera utile comme tonique veineux et lymphatique . Il sera tout indiqué pour les varices, hémorroïdes , mais aussi pour fluidifier le sang , décongestionner la zone pelvienne . Précautions : le bourgeon de Marronnier d'Inde est déconseillé pendant la grossesse et en cas de prise simultanée d'anticoagulants. Il existe aussi des extraits hydroalcooliques de Marronnier d'Inde ayant les mêmes propriétés, et pouvant être utilisés en interne comme en externe. Conclusion Marron et Châtaigne n’ont pas fini de nous surprendre : tantôt gourmands, tantôt médicinaux , ils sont aussi entourés de légendes. Certains placent des marrons sur le rebord des fenêtres pour éloigner les araignées, d’autres glissent une châtaigne dans leur poche pour attirer prospérité et chance. Alors, entre traditions populaires et bienfaits naturels , ces fruits ont décidément plus d’un tour dans leur bogue ! Et vous, connaissez-vous des dictons ou pratiques autour des Marrons et des Châtaignes ?










